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Pour que notre solidarité aille plus loin !

1 avril 2013

Depuis la catastrophe du 30 mars à Port Louis, les Mauriciens ont fait preuve de solidarité.

Ils ont été les premiers à porter secours à ceux qui se sont retrouvés prisonniers des eaux à Port Louis ou à Bel Village/Cassis. Ils ont naturellement formés des chaines humaines pour que personne ne soit emporté par les torrents. A Canal Dayot ils ont surpassé leurs peurs pour sauver les enfants et les personnes âgés en les faisant monter sur les toits. Au Caudan ils ont alertés la police que certaines personnes étaient prisonniers des tunnels, malheureusement personne n’a pu être sauvé ici.

Dimanche et surtout lundi ils ont été des centaines, voir plus, de citoyens et des entreprises privées à prêter mains fortes aux sinistrés de Canal Dayot. Ils ont été des milliers à faire des donations de toutes sortes pour les sinistrés de Port Louis. Ils étaient des centaines de volontaires dans différents points de collecte à récolter, trier et emballer les donations.

Il n’y a pas de mots assez forts pour décrire tout cela et encore moins pour exprimer ce que comme moi beaucoup de Mauriciens ont pu sentir. Beaucoup sinon tous ont été surpris et ému de cet élan de solidarité. Nous nous sommes prouvés à nous même que nous savons être solidaire et que le communalisme est un mythe avec lequel on nous bourre le crane !

Dans toute cette tragédie la réaction des citoyens est très positive !

Il faut absolument que nous permettons à cette solidarité d’aller au-delà du stage du nettoyage et de la reconstruction. Il nous faut nous assurer de réduire les risques liées aux catastrophe naturelles et améliorer notre système de gestion de crise.

Pour cela il faudrait que les citoyens fassent plusieurs choses :

  1. Arrêter de jeter les détritus n’importe où car ils finissent dans les drains et cours d’eau.
  2. Exiger l’application des mesures préconisées par le rapport Domah.
  3. Exiger que les services météorologiques soient évalués, réorganisés et équipés comme il se doit.
  4. Exiger qu’un système de mise en garde et d’alerte préventif et efficace soient mis en place pour tous types de catastrophes naturelles : tsunami, inondations, incendie, fortes houles, etc.

Cette liste n’est certes pas exhaustive mais qu’elle serve de piste de réfection pour tous. Pour cela il faudra que les citoyens prennent des initiatives…

Le drame aurait pu être évité !

31 mars 2013

150mm de pluies, 8 morts, plus de 50 véhicules endommagés, et ce n’est peut etre pas fini….

Certains disent que c’est une catastrophe naturelle et que personne ne pouvait rien y faire. Faux et archi-faux…. J’évoquerai ici seulement 3 points

  1. La météo : alors que les services météo de la Réunion avait déjà émis une alerte vigilance fortes pluies samedi matin, rien du cote de Vacoas, seulement « PLUTOT NUAGEUX AVEC DES AVERSES PAR MOMENTS, PLUS FREQUENTES A L`EST, AU SUD ET SUR LE PLATEAU CENTRAL. » dans son bulletin de 11h30. Premièrement, Maurice n’a pas un système d’alerte fortes pluies et deuxièmement Maurice ne dispose plus depuis des années d’un radar meteo qui permet de prévoir ce genre de phénomène. Toutefois avec le radar réunionnais ce genre de phénomène est visible. Il faut aussi souligner ici les problemes de pollutions des drains par les citoyens.
  2. Développement et drains : Ce n’est certainement pas la première fois ni la dernière que 150mm de pluie s’abattent sur Port Louis en quelques heures. Hors force est de constater qu’à chaque inondation les dégâts sont plus importants et désastreux. Ce qui change avec le temps c’est le développement de nos infrastructures. Exemple, le torrent d’eau qui a empilé les véhicules les uns sur les autres à Bel Village n’a jamais été vu auparavant. L’élément nouveau, les rampes en béton installé de chaque côté de l’autoroute et au milieu. En voyant les images vidéos du torrent il est évident que les drains prévu pour évacuer l’eau ne fonctionnent pas, certainement bouchés ou trop petits. De ce fait la route goudronné et coincé entre deux rampes en bétons se transforme en canal d’évacuation. Chaque lieu innondé a des raisons différentes mais la constante c’est des travaux d’infrastructures publics récents ou en cours.
  3. Manque de proactivité : La pluie s’est mise à tomber à 10h en ce samedi matin. A midi déjà il était clair que la situation devenait dangereuse. Il n’y a eu AUCUN appel à la vigilance et c’est vers 2 ou 3 heures que nous avons entendu dire que l’état-major de la police se réunissait à Vacoas. Cela a empecher aux habitants du Canal Dayot d’évacuer par précaution et empecher qu’une decision de fermer les passages sous-terrains du Caudan soient fermés. Meme si la reaction de la police a été tardive ils ont fait leur boulot et ont communiqué à travers la radio (mieux que la derniere fois). S’il y avait un système d’alerte la police aurait reagit plus vite.

Pour que plus jamais cela n’arrive il faut que  chacun prennent ses responsabilités et que les autorités s’en assurent. Il faut enfin que l’on tire des erreurs des lecons des catastrophes. S’il on faisait cela mon texte  aurait débuté par : « 150 mm, plus de peur que de mal ».

M6-Enquete Exclusive: L’industrie du Tourisme Joue aux Pompiers

22 janvier 2012

Jouer aux pompiers c’est bien mais cela n’est qu’une solution de dernier recours et c’est à cela que semble se limiter la stratégie de communication de la destination Maurice.


Le tourisme mauricien est en attente et « serre les fesses ». L’émission Enquête Exclusive de la chaine française M6 se consacrera ce soir à l’ile Maurice (diffusion prévue pour demain à Maurice). Bernard De La Villardière accompagnera les téléspectateurs dans l’ile de l’Océan Indien pour leur révéler l’envers d’un décor paradisiaque.

La presse libre mauricienne n’arrête pas d’en parler depuis quelques jours. Cettte ébullition est du aux précédents reportages de médias étrangers sur les travers de notre pays et aussi à l’affaire Michaela Harte.

L’express dimance ce matin en fait sa une et y consacre tout un dossier sur six pages. Les journalistes ont interrogés divers cadres et opérateurs du secteur touristique. Je note que les réactions sont moins frileuses que celles qui avaient suivis les premiers reportages montrant des faces de notre ile que certains ne veulent surtout pas laisser voir. Le dossier de l’express dimanche nous révèle en gros comment les opérateurs et la MTPA contre se défendent face à la mauvaise publicité que fera l’émission de M6 pour Maurice. En résumé caché le négatif avec une nouvelle couche de positif au plus vite.

Il sagit là d’une stratégie réactive requise en période de crise. Cela peut se faire de plusieurs facons, ici il semble qu’il s’agira de vanter les charmes de nos palaces et de nos plages pour effacer la laideur de nos cités et de nos problèmes d’addictions. Je m’engage à dire que cette stratégie est inefficace.

Nous ne sommes pas dans une situation où il faut modifier une simple perception développée à la suite d’un événement isolé. Les problèmes liés à la drogue, la pauvreté et l’inégalité des richesses sont bien réels, la beauté de nos paysages ne les effaceront pas, ils remonteront toujours à la surface que ce soit à la télé, dans la presse ou les médias sociaux. Enquete Exclusive est ni le dernier ni le premier et la communication et les relations publiques ne feront pas de miracles à elles seules.

La solution: un engagement réel et sincére des politiques et des opérateurs du tourisme pour combattre la drogue et la pauvreté. Les ONG sont déjà sur le terrain et n’attendent que d’être soutenus. Ensuite au niveau de la communication, il faut mettre un point final à la politique de l’autruche. Il faudra reconnaitre nos problèmes et démontrer que tous ceux concernés font ce qu’il faut pour changer les choses. Ainsi la prochaine fois que M6 viendra à Maurice ils pourront montrés les problèmes mais aussi les efforts conscentis pour les résoudres, voila une image qui serait positive.

Espèrons que la presse et les blogeurs ne se feront pas accuser de vouloir salir l’image de notre pays, car c’est l’inaction de ces accusateurs qui salissent l’image de notre ile…

Recherche sur les motifs d’utilisation de Facebook à Maurice

15 janvier 2012

Facebook est le média social le plus populaire à Maurice avec plus de 250, 000 mauriciens répertoriés comme utilisateur actif de ce réseau social soit plus de 20% de la population locale. Cela révèle que si l’on considére Facebook comme un média, celui ci a une audience qui dépasse tout juste la presse écrite locale.

Ce succés relatif de Facebook s’est construit au fil des années et des progrés au niveau de la fourniture d’accès à Internet. Mais en 2009, alors que j’étais chef de projets dans une agence de relations publiques cela me démangeait de ne pouvoir utiliser Facebook et d’autres technologies web 2.0 dans mes plans de communication. Les obstacles (à l’époque) étaient un nombre encore restreint de ‘Facebookers’ et un manque d’ouverture d’esprit des entreprises par rapport à cet outil. J’étais confiant que les choses pourraient changer dans les annés à venir et je voulais approfondir mes connaissances dans ces nouveaux médias qui ont révolutionné la communication.

C’est ainsi que début 2010 je me suis envolé pour la Malaisie pour des « post-graduate studies ». Mon objectif en tête,  j’ai saisi chaque opportunité qui m’était donné pour faire des recherches sur les médias sociaux et plus particulièrement Facebook. Au deuxième semestre 2011 j’ai donc réalisé une thèse sur l’utilisation de Facebook à Maurice à travers une recherche sur ce thème. Mon mémoire, rédigé en anglais s’intitule: « A Uses and Gratification Perspective on the Consumption of Social Media: Motives of Use of Facebook by Mauritians. » Je vous propose ci-dessous le résumé de ma thèse et aussi un lien pour télécharger le document complet.

Résumé en anglais:

This study explored the use of Facebook in Mauritius under the lens of the famous Uses and Gratifications theory. The objectives of the study are: to identify the strongest motivators of Facebook use in Mauritius and to evaluate Facebook intensity based on socio-demographic background of respondents.

The study presented 8 motives to create a model to predict Facebook use: use to meet people, use for entertainment, use to maintain relationships, use for social events, use to share media product, use for product inquiry, use for discussion, and use for information.

These variables were measured through an online survey questionnaire distributed among a sample of 392 Mauritian Facebook users. The variables were tested for correlation with Facebook use which was measured through the Facebook intensity scale.  All of the eight factors were found to have positive correlation with Facebook use.

The factors were also regressed against Facebook use to determine which factors were predictors of Facebook use and which one was the strongest. It was found that ‘use for entertainment’ was the strongest followed by ‘use for discussion’, ‘use to meet people’ and ‘use to maintain relationships.

The study also looked into the socio-demographic characteristics of Facebook users in Mauritius and how the differences might effect on its usage. It was discovered that there was a difference in Facebook use between groups of different monthly income level.

This study therefore explores a new and hot topic of study in the field of communication and mass media. It contributes to the body of knowledge by identifying scientifically four predictors of Facebook use. It also points out that level of income of different groups of people will affect Facebook use.

Click here to download the full document/ Cliquez ici pour télécharger le document complet

Spectacle de l’abolition de l’esclavage : Zot mantalite ress touzour captivite

2 février 2011

 

Les auteurs du spectacle commémorant le 176ème anniversaire de l’abolition de l’esclavage ont été bien mal inspirés et se sont trompés maladroitement.

En regardant un bout du spectacle culturelle diffusé en direct du Morne sur la MBC 1 ce 1er février j’ai été aussi outré que le Ministre Duval et j’ai vite zappé pour ne pas pourrir ma journée. Voila ce que j’ai vu une succession de tableau joués par des danseurs avec une plutôt belle chorégraphie. Le premier tableau représenté l’esclavage, celle qui a été pratiqué à Maurice au 18ème et début du 19ème siècle dans notre île. Le tableau suivant montre un groupe d’homme qui tombe dans l’alcool et la drogue et qui en deviennent esclaves. La troisième scène présentée des femmes esclaves de la prostitution.

Cette succession de tableaux peut être vu et expliquer de divers manières certes ! Mais dans le contexte mauricien ils relient directement la communauté créole – les descendants d’esclaves – libérée de l’esclavage aux fléaux sociaux tels que la drogue, l’alcool et la prostitution. Certains disent qu’il ne sagit là que de réalité. Oui il est vrai, qu’une majorité des plus défavorisés de notre société sont des créoles embourbés dans la pauvreté et les fléaux sociaux depuis l’abolition de l’esclavage. Mais peut-on ranger toute une communauté dans ce casier, ce stéréotype ? N’y a-t-il pas des créoles qui s’en sortent qui grimpe dans l’échelle sociale malgré tous les bâtons mis dans leurs roues ? Pour quoi ne pas mettre en valeur ceux qui s’en sortent ?

Stéphan Bongarçon, chorégraphe de ce spectacle a déclaré à lexpress.mu : «Ces fléaux existent. L’Abolition de l’esclavage ne concerne pas seulement les créoles, mais tout le monde. Cette chorégraphie veut montrer l’esclavage moderne. Je ne trouve rien de choquant ». Oui l’abolition de l’esclavage concerne tout le monde mais les créoles sont des descendants d’esclaves c’est un fait, donc les acteurs de ce spectacle jouaient le rôle des ancêtres des créoles et en voyageant dans le temps les acteurs représentent dans les autres tableaux les créoles. Ce n’est peut-être pas ce que le Père Sullivan et M. Bongarçon voulait projeter mais c’est là la perception du spectateur que j’ai été. Ils se justifient en disant qu’ils ont voulus démontrer l’esclavage moderne, je me permets de leur demander de quel droit s’autorise-t-il d’associer l’abolition de l’esclavage qui est un fait historique à des faits de sociétés d’aujourd’hui. Dans cette logique quand La France commémorera l’Armistice ils feront un spectacle mettant en scène la guerre en Afganisthan !

Ce spectacle me semble être le fruit d’une trop grande réflexion intellectuel qui a donné la création d’un spectacle qui joue sur des associations malheureuses et dangereuses. Ces associations cultivent des cercles vicieux et des stéréotypes, ceux là même qui donnent raison à Kaya quand il chante « to mantalite ress touzour captivite. »

 

A La Cuvette: Tomber de haut

26 janvier 2011

Profitant de mes derniers jours de vacances dans mon île natale j’ai décidé de faire un peu le touriste dans le Nord du pays. Avec mon frère nous nous sommes arrêtés à la plage de la cuvette qui se trouve à Grand Baie, coincé entre le Grand Bay Yacht Club et le Royal Palm, bref une de ses plages que certains qualifieraient de 5 étoiles.

Et bien figurez –vous que des étoiles j’en ai bien vu… après ma chute! Je n’ai pas chuté en glissant sur des rochers ou en courant pour me jeter à la mer. Après un excellent bain dans une mer un peu houleuse je suis remonté pour aller me changer. J’ai donc suivi le panneau indiquant « changing room » mais je ne pouvais pas me changer car j’avais les pieds plein de sable et pas de douche en vue, seule une odeur infecte d’urine. Donc avec mon frère nous nous disons que c’est peut être à coté des toilettes qui est situé à plusieurs dizaines de mètres des vestiaires. A mi-chemin nous découvrons les douches : un poteau de Filao planté au milieu d’un octogone en ciment et affublé d’un lampadaire du style «colonial». Autour du poteau  trois pommes de douches « design » mais un peu inutile vu le mince filet d’eau qui s’en échappe de deux d’entres eux, la troisième a été condamné avec des morceaux de fils de fer et des lacets noirs. Dans l’octogone en ciment, de l’eau partout et un gros caillou, je ne m’en méfie pas vu qu’il a plu la nuit précédente, mais bon un sol de douche n’est pas supposer retenir l’eau. Je n’y ai pas pensé sur le coup, mais en posant mon pied droit dans l’octogone, je me suis senti voler une demi-seconde, j’ai vu noir et ensuite j’ai entendu la voix paniquée de mon frangin me demandant si je n’avais rien de casser. Heureusement rien de casser, une bonne frayeur, l’auriculaire gauche enflé et quelques bleus qui devront apparaitre sur mon coté droit.

La douche où je me suis tomber de haut

Donc oui je suis tombé de haut – 1m85 qui chute ca fait cette impression – car ces infrastructures de cette plage 5 étoiles sont faites pour tout le public qui s’y rend étrangers et mauriciens confondus pour leur confort mais visiblement pas pour leur sécurité. Après avoir repris mes esprits j’ai observé autour de moi et ca ne fait aucun doute, les lieux souffrent d’un manque d’entretien flagrant. Comment expliquer que l’eau ne s’évacue pas au pied de cette douche ? Depuis combien de temps l’évacuation de l’eau était bouché pour que des goémons s’y forment ?

En réponse à ses questions deux indices. Premièrement les toiles d’araignées chargées de poussières à l’entrée  d’une des cabines des vestiaires et un t-shirt portant les marques du temps accrochés dans les bougainvillées entre les vestiaires et le poste de surveillance des gardes côtes.

Les toiles d’araignées chargées de poussières

Un t-shirt portant les marques du temps accrochés dans les bougainvillées

Peut être que si Maurice apprendra les Réunionnais à faire venir plus de touristes nous devrions les demander à nous apprendre à entretenir nos infrastructures publiques sur nos plages ! Où alors attendrons-nous qu’un retraité européen se tue en faisant une telle chute pour prendre des mesures ?

 

Ces petites cachoteries qui tuent

17 janvier 2011

Un panneau prévenant les passant contre le vol à la tire à Kuala Lumpur

Rabin Bhujun a visé juste dans son éditorial de dimanche matin, intitulé «  Au paradis ». Les cachoteries que les hôteliers parfois avec la complicité du gouvernement cultivent à Maurice coutent aujourd’hui très chers à Maurice et ont même peut être couté la vie à Michaela Harte.

Comme le rédacteur en chef de l’express dimanche l’a fait ressortir, des vols dans des chambres d’hôtels arrivent plus souvent que l’on ne le dit dans les milieux du tourisme. Mais par soucis de préserver la réputation de l’établissement l’on fait tout pour ne pas rapporter l’affaire à la police et des compensations sont offertes aux touristes. Pour preuve certains opérateurs vous le diront certains touristes bien au courant de cela vont jusqu’à inventer des vols pour obtenir une compensation ou une indemnité des assureurs. Le résultat étant qu’une affaire étouffée résulte en un ou plusieurs petits voleurs restant impunis, au pire ils sont mis à la porte pour être aussitôt employé dans un autre établissement. Dans le cas qui nous intéressent ces jours –ci je peine à croire que le ou les meurtriers étaient à leur coup d’essai.

Mais il semblerait que les hôteliers mauriciens n’ont toujours pas retenus la leçon. Patrice Legris, Président de l’AHRIM, interviewé par Rabin Bhujun et les auditeurs de Radio One dans l’émission face à face, semble vouloir minimisé l’erreur commise par l’administration de l’hôtel Legends et qui a permis au(x) meurtrier(s) de pénétrer la chambre 1025. Le représentant des hôteliers parle en effet de « petite faille » dans les procédures qui a permis au(x) voleur(s)-meurtrier(s) de subtiliser une carte magnétique plusieurs jours – selon les journaux – avant leur forfait. Cette « petite faille »il l’avoue est dans le « reporting » en d’autres mots le fait que quelqu’un dans la hiérarchie de l’hôtel ait préféré faire une petite cachoterie que de donner suite à cette disparition. Voila une cachoterie qui a couté la vie à une femme.

Plus haut je disais que le gouvernement est souvent complice de ces cachoteries. Le gouvernement, son Ministère du tourisme a toujours fait tout pour s’assurer que Maurice soit vendu ou présenté comme le paradis et s’offusque à chaque fois que la presse fait état des travers du pays et de sa société de peur d’effaroucher les touristes. Et bein c’est une belle erreur stratégique car en créant une image trop parfaite de notre ile, les touristes qui font face à une autre réalité sur l’île sont beaucoup plus choqués  que s’ils avaient averti de faire attention à certaines régions ou de ne pas laisser trainer leurs objets de valeurs.

Pour ceux qui doutent de ce que j’avance, voyez la photo ci-dessous prise au cœur de Kuala Lumpur en Malaisie. Une ville visitée par des dizaines voir des centaines de milliers de touristes chaque jour. Ce panneau jaune placé à différents carrefours prévient les visiteurs des risques de vols à l’arraché et dans le métro léger (comme dans beaucoup d’autres villes du monde) il est rappelé aux voyageurs de se méfier des « pick-pockets ». Et je vous assure ces mises en garde ne rendent aucun touriste parano et n’en effarouchent aucun. Pour preuve de 2001 à 2008 les arrivés de touristes en Malaisie ont augmenté de plus de 90% et les revenus ont doublé.